//
vous lisez...
Uncategorized

Comment le boss de Google a dû apprendre à déléguer aux managers

Quand Larry Page, l’un des fondateurs de Google, veut supprimer les postes de ces managers les plus hauts-placés… La leçon d’un dirigeant à la tête d’un empire numérique.

 

Diriger une des entreprises les plus puissantes du monde ne s’apprend pas en un jour. Larry Page peut confirmer. Pendant longtemps, le fondateur de Google, aujourd’hui PDG, a même été un contre-exemple en matière de management.

Un long mais passionnant article du site américain Business Insider souligne les cinq règles de gestion de l’entreprise respectées par Larry Page durant les premières années de Google. A l’époque, il dirigeait déjà 400 salariés.

« - Ne délègue pas : fais tout ce que tu peux par toi-même pour aller plus vite.

– Ne reste sur un projet si tu n’apportes pas de valeur supplémentaire. Laisse les gens faire le travail et en discuter entre eux pendant que tu fais autre chose.

– Ne deviens pas un bureaucrate.

– Les idées sont plus importantes que l’âge. Ce n’est pas parce que quelqu’un est jeune qu’il ne mérite pas du respect et d’être impliqué.

– La pire chose que tu puisses faire est d’arrêter quelqu’un qui fait quelque chose en lui disant « Non, ce n’est pas le moment ». Si tu dis non, tu dois l’aider à trouver un meilleur moyen de réaliser son projet. »

Larry Page voulait un lien direct entre lui et les ingénieurs

En 2001, Larry Page a ainsi décidé de se passer des managers chargés de faire le lien entre lui et les ingénieurs. Visiblement, il pensait qu’il pouvait se charger de cette tâche quasiment seul. La demi-douzaine de cadres concernés ont ainsi appris au cours d’un meeting avec l’ensemble des salariés de l’ex-start-up qu’ils étaient renvoyés et remplacés par un unique vice-président, tout juste embauché. Bien qu’en réalité ils aient été parachutés dans une autre branche du groupe, ils ressentent alors tous l’humiliation.

Dans cette affaire, Larry Page a méprisé l’opinion de sa directrice des ressources humaines qui l’alertait sur les risques qu’il prenait. Difficile pour une entreprise d’avancer quand ses opérationnelles n’ont personne à qui demander des éclaircissements sur la marche à suivre. Evidemment les problèmes sont vite arrivés : certaines équipes ont lancé des projets similaires sans le savoir et donc sans concertation tandis que d’autres initiatives manquaient de ressources pour être réalisées. L’épisode n’a fait que renforcer le point de vue des investisseurs de Google. Ils estimaient déjà que Larry Page et Sergei Brin étaient à l’époque bien trop jeunes pour diriger l’entreprise. Eric Schmidt fut ainsi nommé pour assurer une « supervision adulte » auprès de ces deux entrepreneurs de 28 ans.

Finalement, cet épisode a aussi servi de leçon à Larry Page. Ecarté des affaires courantes de l’entreprise, il s’est concentré sur les projets annexes à l’activité publicitaire de Google. Android, le système d’exploitation pour smartphone du géant de la recherche en ligne était l’une d’elles. Le co-fondateur du produit, Andy Rubin, était associé aux réflexions de Larry Page en tout occasion. Larry Page a donc appris à déléguer. Fort du succès d’Android, il reprend les rênes de Google à Eric Schmidt en janvier 2011. Et nomme illico des chefs de divisions produits.

Advertisements

Discussion

Pas encore de commentaire.

Nous avons besoin de vos commentaires

Entrer les renseignements ci-dessous ou cliquer sur une icône pour ouvrir une session :

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l’aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment ce contenu :