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Édito #8 : Bleach est-il le canard boiteux des années 2000 ?

Édito #8 : Bleach est-il le canard boiteux des années 2000 ?

Manga Le 02 avr

 

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Édito #8 : Bleach est-il le canard boiteux des années 2000 ?

Au moment de prendre la décision de consacrer une semaine par trimestre à un Shônen culte, la première question soulevée est-on ne peut plus pragmatique : quels sont les titres qui méritent ce traitement de faveur au bout du monde, loin de l’atelier qui les voit naître ? Pour beaucoup, Bleach n’aurait pas sa place dans notre programme, qui compte aujourd’hui, dans l’ordre, Dragon Ball, Bleach, Saint Seiya, YuYu Hakusho (parce que) puis Naruto et One Piece. Certes, le manga de Tite Kubo n’a pas l’aura commerciale de ses grands frères, mais tout a été fait dans son histoire pour nous jeter de la poudre aux yeux.

• The death and the strawberry

Du déferlement parfois abusif de produits dérivés en passant par les traditionnelles étapes de son adaptation animée (série, OAV, sorties cinéma…), l’oeuvre de Kubo est l’avatar d’un syndrome propre au Jump : aller trop vite en besogne.

Ainsi, les éditeurs ont voulu faire de la première véritable oeuvre de son auteur la nouvelle BD phare pour les jeunes garçons, qui sont déjà bien occupés à voguer sur les eaux avec Luffy et les siens ou à sauver Konoha avec Tsunade et les siens. À la recherche du successeur de Dragon Ball comme Warner Bros peut l’être actuellement avec la licence Harry Potter, les têtes pensantes du champion de la pré-publication au Japon ont fait l’erreur de tirer sur la corde d’un auteur qui n’en demandait pas tant.

• Night of Wijnruit

Si l’on sait que les conditions de travail des mangakas sont parfois presque inhumaines aux yeux d’un occidental (Tezuka, Oda et Otomo peuvent vous en parler, eux qui plusieurs fois ont exprimé leur mécontentement face à leur rythme effréné), Tite Kubo fait partie de ces jeunes loups happés par le succès. Bleach porte donc ce paradoxe en son sein, qui se caractérise par une maladie courante au pays des jeunes héros Nippons : l’intention était (presque) parfaite.

En effet, si l’on met de côté les balbutiements de la série, qui s’avèrent précieux en termes de caractérisation par la suite quoiqu’un peu ennuyeux, on peut faire du Gotei 13 un parfait exemple d’éxécution quasi-parfaite des règles du Shônen. Influencé par les meilleures ambitions de Toriyama, Kubo a copié son maître tout en ajoutant son propre talent à une recette bien huilée et a fait de son histoire l’un des maîtres-étalons de sa génération. Qui, en lisant les 20 premiers tomes de la série, n’a pas l’impression d’assister à un petit chef d’oeuvre ? Débordant de bonnes idées, Bleach était alors un modèle de character design, d’idées fourmillantes, de twist parfaitement géré, d’émotions, de combats dynamiques et j’en passe. Et pourtant, Bleach est devenu un shônen parmi tant d’autres, que l’on suit par empathie pour ses géniaux personnages, pourtant perdus en conjecture depuis bien trop longtemps maintenant.

• GOD IS DEAD.

Et si, à l’image de YuYu Hakusho, Bleach ne restera pas dans les annales autrement que comme une oeuvre absolument générationnelle, nous préférons retenir un manga qui, pendant ses premières années, nous aura fait rêver comme peu de ses congénères… C’est d’ailleurs la raison pour laquelle nous lui consecrons aujourd’hui cette semaine.

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